OL : Ponsot revient sur le mercato hivernal, prépare déjà l’été et répond aux accusations !
Invité dans l’émission « Tant qu’il y aura des Gones » sur l’excellent site Olympique-et-Lyonnais, Vincent Ponsot est revenu sur de nombreux sujets. Voici les meilleurs morceaux de son passage dans l’émission.
Sur le Mercato
« Au Mercato de janvier, on s'est adapté à une situation assez rapidement (…) Concernant le poste de défenseur central (Dejan Lovren), on avait identifié très tôt ce besoin. On a pu travailler très en amont. Avec Dejan, nous avions l'opportunité parfaite. Ce n'était pas histoire de faire du neuf avec du vieux mais vraiment de recruter quelqu'un avec un profil correspondant aux caractéristiques que l'on cherchait. A la base, nous n'avions prévu de faire que ça (…) Ce n'est qu'après quatre matchs que le coach a eu d'autres besoins, que le cas Toko Ekambi nous est aussi tombé dessus et qu'il a fallu revoir nos plans. Moi, j'ai vécu beaucoup de Mercato d'hiver à l'OL et c'est la première fois que ça se passe comme ça où, au 14 janvier, on a changé complètement changé la stratégie de départ. »
Sur l'échec du recrutement d'une sentinelle
« Sur le numéro 6, on n'a pas réussi notre coup. Je le reconnais. On avait identifié un joueur. On est finalement parti sur un autre joueur pour différentes raisons au Brésil. Ce joueur brésilien n'a pas souhaité venir… Ou son agent, je ne sais pas. On a, c'est vrai, perdu beaucoup de temps sur cette piste (Joao Gomes) Comme on l'avait fait attendre dix jours, notre choix initial nous a dit non. Ensuite, on est passé à notre troisième cible. On s'était mis d'accord avec le joueur et avec le club mais au moment de basculer, ce joueur, qui venait d'avoir un enfant, a préféré attendre l'été prochain. Ensuite on a quand même essayé jusqu'à la fin du Mercato sans pour autant chercher à faire n'importe quoi. En tout cas, les pistes, on les avait mais oui, on n'a pas réussi notre coup…»
Sur le fonctionnement du recrutement
« Sur le Mercato, c'est d'abord le coach qui émet les besoins. Ensuite, il y a une cellule de recrutement qui travaille et après un directeur du recrutement qui fait les arbitrages avec le coach sur les profils proposés. Ce n'est que derrière qu'on se réunit pour le volet financier et technique avec le président, Bruno et l'entraîneur. On veut qu'il y ait un conssensus. Sonny Anderson participera désormais à ça mais par contre il ne va pas chercher à remplacer le directeur du recrutement. Il nous a déjà parlé d'un joueur mais ça passera par le filtre de notre processus ».
Sur les pistes de l'été 2023
« On a déjà identifié un certain nombre de postes et de recrues potentielles indépendamment de notre situation. Après, l'économie du foot est fait d'une certaine façon qu'avec ou sans Coupe d'Europe et surtout avec ou sans Champion's League, ça change tout ! La stratégie de base, quel que soit notre situation, on l'a. On discute déjà avec certains joueurs mais il y aura un ajustement en fonction des résultats de fin de saison »
Sur son rôle
« La remise en cause, elle est permanente. La « république des copains » à l'OL ? Je m'élève contre ça… On est que sur de la relation professionnelle entre nous dans le pôle sportif. Les critiques vis-à-vis de ma fonction ? Je les assume. Aujourd'hui, on n'a pas les résultats de ce qu'est le club et des moyens que l'on consacre. A partir du moment où il n'y a pas de menaces ou de violences, je trouve les critiques normales. Après je pense qu'il y a une grosse incompréhension par rapport à la sémantique de ma fonction. Ce que je fais aujourd'hui, ça fait plus de dix ans que je le fais à l'OL et ça n'a pas beaucoup changé ! Certes, le titre a changé en 2019 car j'avais en charge la partie RH et RSE de tout le club qui représentait plus de 600 personnes et ça faisait trop ! Avec Thierry Sauvage, on a scindé en deux notre rôle : il y a un directeur général de l'entreprise et un directeur général des activités du football, titre qui a été réduit à directeur du football. Cela représente le groupe pro, les féminines, les centres de formation masculin et féminin, OL Reign et nos activités à l'étranger (Dakar Sacré Coeur, l'Académie Pelé au Brésil, la Thaïlande, le Maroc, la Chine, le Liban). Cela fait un spectre très large et c'est pour ça qu'on avait besoin d'une personne dédiée pour s'en occuper. »
Sur une refonte approfondie du pôle sportif
« Aujourd'hui, il y a une réflexion sur notre organisation car il y a un certain nombre de choses nécessitant une modernisation. C'est une réflexion globale, pas seulement sur le poste de directeur sportif. Le poids de la cellule de recrutement (cinq personnes derrière Bruno Cheyrou, NDLR) ? C'est un sujet sur lequel on échange avec Sonny, sur la problématique du nombre et la couverture du terrain. Mais aujourd'hui, on fonctionne beaucoup sur la data et l'intelligence artificielle pour filtrer les profils. On a d'ailleurs une personne à temps plein pour ça. S'il y a besoin de plus et qu'il faut mettre une personne en plus, ce n'est pas un problème… Mais il faut qu'il y a une vraie justification derrière. »
Sur les accusations d'ingérence le concernant
« Moi, je ne fais pas d'ingérence parce que j'ai trop de respect pour le travail de chacun. Je ne suis pas un technicien du foot, je ne suis pas un directeur sportif… Je n'ai jamais fait d'ingérence avec personne parce que ce n'est pas mon domaine de compétences. Juninho ? Je n'ai jamais fait d'ingérence ! Il avait toute la latitude pour bosser ! Maintenant, quand il y avait une donnée technique ou qu'il fallait payer un agent qui n'avait pas la licence, ça ce n'est pas possible ! Moi, je suis là pour protéger l'institution ».
Sur son rôle auprès de Jean-Michel Aulas
« Je ne suis pas un courtisan. Il m'est parfois arrivé de ne pas être d'accord avec le président Aulas sur un sujet mais je lui ai toujours fait savoir dans un bureau fermé et ma position n'est jamais sortie de ce bureau. »
Sur une éventuelle démission
« Je n'ai jamais pensé à démissionner mais ce n'est pas moi qui décide de mon avenir. J'ai des patrons et ce sont eux les mieux placés pour savoir si je travaille bien ou pas ».
L'émission en entier est à retrouver ici.