Ne disposant d’aucun plan B et allant dans le mur, la LFP peut difficilement tenir sa position face à DAZN… qui réclame une renégociation à la baisse de ses droits TV.
S’il y a eu un redoux dans les relations entre DAZN et la LFP suite au paiement par le diffuseur de la part de traite qu’il avait fait mettre sous séquestre en février dernier, la relation entre le Netflix du Sport et le football français demeure fragile… Symbolisée par le fait que le groupe anglais attaque la Ligue en justice pour « manquement observé » et « tromperie sur la marchandise ».
Le médiateur conseille à la Ligue de négocier
Alors que DAZN réclame toujours en justice pour 573 M€ de préjudice et que le doute plane sur le paiement de la prochaine traite du 14 avril, le médiateur désigné par le tribunal de commerce de Paris a rendu visite à la LFP pour tenter de trouver une solution selon L’Equipe.
Ce dernier – qui a jusqu’à jeudi pour trouver une solution – aurait notamment expliqué aux dirigeants du football français qu’ils étaient en position de faiblesse et forcément dans l’obligation de négocier, faute d’un plan B existant. Plan B qui ne sera ni Canal+, ni beIN Sport, ni Prime Video.
S’il est prêt à continuer en Ligue 1, DAZN veut renégocier les 375 M€ par an offerts à la LFP pour 8 des 9 matchs de Ligue 1. Jusqu’à présent, la Ligue met son véto au diffuseur, se réfugiant derrière les contrats signés et les garanties données par Access Industries, la société du milliardaire Len Blavatnik. Reste que, comme l’explique le quotidien sportif, il faudra des mois pour récupérer les sommes bloquées. Un temps qui mettrait de nombreux clubs en faillite…