Il n'est pas le seul.
Rui Almeida n'a pas aimé l'arbitrage de la rencontre et l'a fait savoir à sa manière. La fàªte annoncée dans un stade de Beauvais affichant complet grâce à la venue massive des supporteurs Sang et Or a tourné au cauchemar pour le Red Star, réduit à neuf et battu dans les toutes dernières secondes (1-2). « Je veux dire deux choses. 1. Ce qui s'est passé est un manque de respect pour le football. 2. Si j'étais président du Havre, d'Auxerre, de Dijon, de toutes les équipes qui veulent monter, je serais préoccupé », a-t-il lancé dans un élan de colère froide. à‰nigmatique, l'entraà®neur portugais n'en dira pas plus mais laisse assez clairement sous-entendre que le RC Lens a été favorisé par l'arbitrage pour décrocher son 4 e succès consécutif.
« Dès qu'on faisait une faute, on prenait un carton, et eux rien »
Les exclusions de Bouazza, pour avoir contesté un jaune après une semelle sur Autret (68 e), puis de Sampaio, coupable d'un pied haut sur Benza (90 e), ont, il est vrai, changé la donne mais les fautes, surtout la première, semble justifiée. Le problème, c'est que le discours d'Almeida se prolonge dans les rangs de ses joueurs. Si tous ne partagent pas son avis, le latéral Lloyd Palun acquiesce. « Les Lensois n'ont rien montré, mais y ont cru jusqu'au bout. Après, je ressens du dégoût. L'arbitre n'a pas été juste avec nous. Dès qu'on faisait une faute, on prenait un carton, et eux rien. Après, cette défaite peut àªtre une bonne chose pour se remettre en question », a-t-il souligné. Finalement, le discours le plus humble est venu de Naà¯m Sliti, qui a secoué la défense lensoise en première période. « On a affiché un beau visage dans le contenu, estime le milieu offensif. Il faut garder la tàªte haute et un bon comportement avec l'arbitrage. Nous aussi, on fait des erreurs. »