OM – Mercato : pourquoi la rumeur Llorente n’a aucun sens
Sous contrat jusqu’en juin prochain, André-Pierre Gignac devrait quitter l’OM après cinq saisons passées sur la Canebière.
Les dirigeants phocéens seront donc dans l’obligation de lui trouver un successeur. Justement, le quotidien italien Il Sussidiario croit savoir que Fernando Llorente (Juventus) serait dans leur viseur. Une piste qui paraà®t très farfelue…
Llorente, ce sera beaucoup trop cher
Certes, Llorente ne marque que rarement cette saison : 5 buts sont venus récompenser ses 27 apparitions. L’international espagnol n’en reste pas moins un attaquant reconnu en Europe. Son âge (29 ans) et la durée de son contrat (jusqu’en 2017) assurent également aux dirigeant bianconeri une confortable rentrée d’argent si leur joueur venait à plier bagage : on estime la valeur de celui-ci à 10 millions d’euros environ. Trop pour l’OM, qui a déjà le couteau sous la gorge avec l’option d’achat de Lucas Ocampos, également fixée à 10 M€.
S’y ajoute le salaire de Llorente. Un salaire qui s’élèverait à plus de 350 000 euros par mois. Comment imaginer que le président marseillais Vincent Labrune accepte de tels émoluments alors màªme qu’il se refuse de prolonger André Ayew et Gignac aux conditions qui sont les leurs (plus de 300 000 euros mensuels) ? À moins d’un pràªt très généreux de la Juventus ou d’un énorme sacrifice du joueur, l’OM ne pourra donc s’inviter sur le dossier Llorente, ni rivaliser avec ses concurrents anglais (Tottenham serait également sur le coup).
Des rapports compliqués avec Marcelo Bielsa
La rumeur qui envoie Llorente à l’OM s’appuie sur un argument de poids : l’attaquant basque connaà®t bien l’entraà®neur phocéen Marcelo Bielsa pour avoir évolué sous ses ordres du côté de l’Athletic Bilbao entre 2011 et 2013. Le problème, et certains l’ont visiblement oublié, c’est que les deux hommes n’étaient pas les meilleurs amis du monde, loin de là . Pour avoir refusé de prolonger son contrat durant l’été 2012, l’international espagnol avait passé une partie de la saison suivante sur le banc de touche.
La situation avait fini par s’envenimer : début octobre 2012, la presse espagnole s’était fait l’écho du coup de sang de la star locale : lassée des innombrables remontrances du technicien argentin, celle-ci avait quitté l’entraà®nement en pleine séance. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Et sur le marché des transferts, rien n’est jamais impossible. Mais on serait quand màªme très surpris que Llorente accepte de retravailler avec El Loco au regard de leur précédente collaboration tumultueuse. Llorente à l’OM, cela ressemble donc plutôt à un fantasme.
JD