Malgré son départ du RC Lens il y a quelques années, Jonathan Clauss garde toujours de très bons souvenirs de son passage.
Joueur du RC Lens de 2020 à 2022, Jonathan Clauss s’est véritablement révélé sous les couleurs des Sang et Or. Arrivé dans l’anonymat le plus total en provenance de l’Arminia Bielefeld, qui venait de monter en Bundesliga, le piston droit a été un des hommes forts lors de la remontée du Racing en Ligue 1.
En 74 matchs disputés sous le maillot du RCL, l’actuel joueur de l’OGC Nice a totalisé 8 buts et 18 passes décisives. Des performances qui lui ont ouvert les portes de l’équipe de France. Si Clauss avait placé l’atmosphère de Bollaert au-dessus de celle du Vélodrome, il est revenu sur ses deux saisons passées dans l’Artois, avant de rejoindre l’OM. Une expérience qui l’a visiblement beaucoup marqué, comme il l’a confié au média Kampo.
Kakuta et Cahuzac, des hommes qui ont marqué Clauss
Plus qu’une simple équipe, il évoque un vestiaire où régnait une véritable camaraderie, un groupe uni par des liens forts, bien au-delà du terrain. « On avait une équipe de potes, mais vraiment de potes, où tout le monde s’entendait avec tout le monde. À midi, tu pouvais manger avec n’importe qui de l’équipe, c’était pareil. Il n’y avait pas de clan, il n’y avait pas d’ego. »
L’ancien piston lensois se souvient particulièrement de la relation qu’il entretenait avec certains coéquipiers, notamment Gaël Kakuta. « Même Kakuta qui est venu, qui aurait pu… Je veux dire, c’est Gaël Kakuta quand même ! On sait de qui on parle. Il était exceptionnel au foot. Mais alors, l’homme… extraordinaire. Un blagueur, un chambreur… Moi, je venais de nulle part et lui avait déjà tout connu, et pourtant, on était assis côte à côte dans le vestiaire. Il n’y avait aucune différence entre lui et moi, et il ne faisait ressentir aucune différence. »
Un autre cadre du groupe, Yannick Cahuzac, a lui aussi marqué Clauss par sa bienveillance, et ce malgré des a priori. « Pareil pour Cahuzac. On m’a dit : ‘Ouais, Cahuzac, tu vas voir…’, mais c’est une crème. »
Clauss craignait la mentalité à la française
Avant de rejoindre le club nordiste, Clauss évoluait donc en Allemagne, un pays où le travail et la rigueur priment sur tout. Il redoutait alors un vestiaire français plus divisé, surtout après la montée en Ligue 1. « J’avais peur de rentrer dans ce vestiaire-là, avec la mentalité française : une équipe qui monte, ça se la raconte un peu. Et comme moi, j’avais connu l’Allemagne pendant deux ans, où c’était très carré, personne n’a vraiment la grosse tête, tout le monde bosse. Je me suis dit que là, c’était peut-être une autre mentalité, la mentalité française justement. »
Mais il a rapidement été rassuré : « Et en fait, pas du tout. Je suis rentré dans un vestiaire sain. C’est ça qui faisait notre force : on pouvait tout se dire, et personne ne prenait mal les choses. En fait, on était une bande de potes qui s’amusait. » Preuve de son attachement encore existant au RC Lens, il n’avait pas célébré son but marqué le 8 février dernier avec le Gym face à son ancien club.