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ASSE – EXCLU Jérémie Janot : « Perrin, c’est une vraie légende de l’ASSE »

Ancien coéquipier et ami personnel de Loïc Perrin, Jérémie Janot considère que « Capi » est l’un des trois joueurs les plus emblématiques de l’histoire de l’ASSE… Entretien.

Butfootballclub : Jérémie, vous étiez là quand Frédéric Antonetti a appelé Loà¯c Perrin dans le groupe pro, il y a 17 ans. Quelle avait été votre réaction ?

Jérémie JANOT : Je ne le connaissais pas. Je ne savais pas qui il était. Mais il a vite mis tout le monde d’accord. On a vite vu sa qualité. Dans ma carrière, j’ai vu des joueurs très forts qui étaient des connards et j’ai vu des mecs super gentils qui n’étaient pas très bons. Loà¯c, c’était un super joueur. Mais sa qualité humaine est encore au dessus. J’aime son détâchement, son côté toujours positif.

C’est un ami ?

Bien sûr. C’est quelqu’un sur qui j’ai toujours pu compter. Et lui aussi a toujours pu compter sur moi. Quand il a eu ses blessures, j’étais là . Ce n’était pas le cas de tout le monde. Je ne l’ai jamais lâché. Après, on ne s’appelle pas tous les jours. Mais les amis c’est comme les étoiles dans le ciel, on n’a pas besoin qu’elles brillent pour savoir qu’elles sont là .

Vous ne vous àªtes jamais embrouillés ?

Vous savez, moi, il m’arrive de m’embrouiller tout seul. On est plusieurs dans ma tàªte ! Mais c’est un mec bien. Il est loyal, fidèle.

Son expulsion au Stade de France a dû vous faire mal au cÅ“ur…

Màªme pas ! Je ne reste pas sur ce dernier geste. J’étais là pour son premier match. J’ai vu le dernier. C’est un rouge, à§a arrive. Quand on est dans son canapé, c’est impossible de se faire expulser. Mais quand sur le terrain il y a Mbappé qui arrive lancé en pleine vitesse, c’est autre chose ! Après, quand tu aimes les Verts, tu regardes l’ensemble du parcours de Loà¯c. Tu sais qui il est.

« Julien Sablé, je savais qu’il deviendrait coach. Il avait à§a en lui. Loà¯c, je le vois plus dans un rôle de dirigeant. Il peut devenir le Rummenigge de l’ASSE. J’adhère à ce qu’a dit le président Caiazzo : il a les qualités pour devenir un grand président»

C’est l’un des joueurs les plus forts avec qui vous avez joué ?

C’est l’un des plus complets. Il pouvait jouer au milieu, latéral ou défenseur central. L’idée de Christophe Galtier de le repositionner dans l’axe a été la meilleure des choses pour lui et pour l’ASSE. Il stabilisait l’équipe, avecson calme, sa lecture du jeu. Ils bonifiaient les autres : Bayal, Zouma, etc…

Quelle était sa plus grande qualité ?

Son intelligence. Mais attention : Loà¯c, c’est une buche ! Il est très costaud. Il était complet, avec un très bon timing de la tàªte, très fort dans les duels. Peu d’attaquants ont réussi à le bouger.

Bernard Caiazzo dit de lui qu’il est un Vert de 76 dans l’âme. Vous àªtes d’accord ?

Je pense que d’autres anciens joueurs de l’ASSE étaient aussi des Verts de 76 dans l’âme, qu’ils avaient les valeurs du club. Loà¯c, lui, c’est le vrai Vert : né à Saint-Etienne, qui a fait toute sa carrière au club. C’est une vraie légende de l’ASSE. Non seulement il a fait l’unanimité comme joueur, mais il n’a pas une ombre à son tableau. Son casier est vierge ! Des joueurs comme lui, il y en a un par génération, et encore. Quand je pense à l’ASSE, je pense à lui, à Robert Herbin, à Ivan Curkovic. Il est de la màªme lignée. Je respecte beaucoup les Larqué, Piazza, Revelli, Santini. Mais le Top 3 des joueurs emblématiques de « Sainté », pour moi, c’est Herbin, Curko et Perrin.

Quand il avait été nommé capitaine par Laurent Roussey, comment le groupe l’avait-il perà§u ?

Il était très jeune. Il n’avait que 21-22 ans. Mais on l’avait bien perà§u parce qu’il montrait l’exemple sur et en dehors du terrain. à‡a aurait pu àªtre Bafé Gomis ou moi, mais Loà¯c était légitime. J’étais son second comme j’étais celui de Julien Sablé. J’ai toujours adhéré à l’idée qu’un capitaine doit àªtre un relai et qu’il vaut mieux qu’il soit un joueur plutôt qu’un gardien. Loà¯c, c’était le capitaine idéal, toujours respecté et respectueux.

Pour sa reconversion au club, dans quel rôle le voyez-vous ?

C’est à lui de savoir ce qu’il a envie de faire. Julien Sablé, je savais qu’il deviendrait coach. Il avait à§a en lui. Loà¯c, je le vois plus dans un rôle de dirigeant. Il peut devenir le Rummenigge de l’ASSE. J’adhère à ce qu’a dit le président Caiazzo : il a les qualités pour devenir un grand président. Il faut qu’il se forme. Il peut àªtre quelqu’un qui va faire grandir le club.

Retrouvez la suite de cet entretien dans les colonnes de But! Sainté

 

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